
Inter-Dit
Le look et la sécurité des rushes se jouent au tournage.
Des DIT en Belgique, en Allemagne, en France et au Luxembourg. Le côté artistique et le côté technique du même métier, à quelques mètres du plateau.
La pièce d'à côté
Un endroit sombre et calme, à dix mètres du plateau.
Un plateau est bruyant, pressé, éclairé pour la caméra. À côté, il y a le camion. On entre, la porte se referme, et l'image du jour est là sur un moniteur qui dit la vérité. La lumière est basse, il y a du café, et la banquette tient trois personnes.
C'est le seul moment de la journée où on peut regarder tranquillement ce qu'on est en train de fabriquer, et décider de la suite. Du temps de la pellicule, la projection des rushes servait à ça. On l'a remise à côté du plateau.




Ce qu'on apporte
Trois choses qu'un film n'a pas sans nous.
Une image déjà raccord
Le look est choisi, fabriqué et validé par la direction photo pendant le tournage. Les plans d'une même séquence se ressemblent avant d'arriver au montage, et aucune coupe ne tombe à l'eau à cause d'un faux raccord de lumière. Le monteur travaille sur l'image du film, pas sur une approximation.
Du recul, tous les jours
On regarde ce qui a été tourné, avec la direction photo, pendant que le tournage dure encore. On voit ce qui marche, on ajuste, et le lendemain on fait un peu mieux. Un tournage progresse comme ça.
Les rushes à l'abri dès la sortie de la caméra
La carte sort du boîtier et elle arrive chez nous. Elle ne passe pas par quelqu'un qui cumule trois postes et qui copie entre deux autres tâches. C'est un métier à part entière, et c'est exactement là que les erreurs se font.
Le look
On ne le trouve pas à l'étalonnage. On l'a fabriqué au tournage.

Le look d'un film se travaille avec la direction photo et la réalisation, avant et pendant le tournage. Sur le plateau, on l'applique, on l'ajuste, on le fait mûrir plan par plan.
Ce qui sort de là porte un nom et un numéro de version, et la post-production repart de ce fichier, pas d'un souvenir.
On travaille avec les outils des étalonneurs de long métrage, et ils sont déjà là le premier jour. Ce sont des licences chères, souvent absentes d'un poste de plateau, et elles font la différence entre une LUT appliquée et un look qui tient.
La sécurité des rushes
Tout se joue au moment où la carte repart dans la caméra.
Quand la carte arrive, on en fait deux copies. Puis on vérifie que chaque fichier copié est bien identique à l'original : la machine calcule un petit code unique pour chaque fichier avant la copie, le recalcule après, et les deux codes doivent tomber pareil. C'est ce qu'on appelle une empreinte. Tant que ça ne concorde pas, la carte ne repart pas au magasin.
Chaque carte laisse un rapport ASC-MHL, qui garde ces empreintes. Six mois plus tard, on peut refaire la vérification et savoir si un fichier a bougé.
Conservation sur RAID-6 Areca, 80 To protégés, le tout sur onduleur, et sauvegarde LTO-9 en double lecteur. Les sauvegardes sont relues, pas seulement écrites.
Chaque soir, on relit le rapport image de l'équipe caméra et le rapport de la scripte, et on les compare plan par plan à ce qu'on a sur le disque. Une copie vérifiée prouve seulement que ce qu'on a copié est intact, alors que pour savoir qu'il ne manque rien il faut relire les rapports.
Les dailies
En ligne le soir même, sur notre plateforme.
On l'a écrite nous-mêmes : sobre, rapide, rien de plus que ce qu'il faut. On ouvre un lien, on regarde les plans du jour, sur un ordinateur ou sur un téléphone, sans rien installer.
Le nombre d'utilisateurs et d'accès est illimité, et compris dans la prestation. La production, la réalisation, la direction photo, le montage, la post-production, le distributeur : personne n'a à choisir qui aura le droit de voir, ni à payer au siège.

La rencontre
MobiDIT est allé du plateau vers la post-production, Charbon Studio est allé du labo vers le plateau. On s'est croisés en chemin.

Bertrand Glosset
Il a construit ses camions de ses mains, batteries comprises, parce qu'aucun véhicule du marché ne faisait ce qu'il voulait. Il est DIT et étalonneur des rushes sur les films de Christian Petzold, François Ozon, Fabrice Du Welz, Yann Gozlan, Stéphan Castang et Emily Atef. Formé à l'étalonnage à la DFFB de Berlin. Cinq langues. Référent VHSS.

Michaël Cinquin
Il a fondé Charbon Studio en 2010, un labo de post-production entre Liège et Bruxelles : étalonnage, conformation, masters, DCP. Il écrit aussi les outils qui manquent, parce qu'un film pose toujours un problème que personne n'a résolu avant. Il est venu au plateau par l'autre bout : à force de recevoir des rushes, on finit par vouloir être là quand ils sont fabriqués.
Quatre pays
Belgique, Allemagne, France, Luxembourg.
Dans chacun de ces pays, quelqu'un de l'équipe y vit, avec sa station, ses habitudes de plateau et sa langue.
Un tournage allemand travaille avec quelqu'un qui parle allemand et qui connaît ses labos. Une production française pareil. Personne ne part de Bruxelles à cinq heures du matin pour arriver sur un plateau à Berlin.
Pour un plan de financement, ça compte : la dépense peut être engagée du côté où elle doit l'être.
Les stations
Quatre échelles. On dimensionne au film, pas au catalogue.

La roulante
Un chariot qui monte à l'étage d'une maison d'époque, là où aucun véhicule n'ira jamais.
- Moniteur de référence calibré
- Ingest et pré-étalonnage
- RAID onduleur et batterie
Le fourgon
Il rentre dans un hangar de studio et il ne fait pas de manières.


Le camion
Une vraie pièce d'étalonnage, sombre et calme, qui se gare à côté du plateau. La banquette tient trois personnes, et c'est là que la direction photo vient s'asseoir entre deux plans, pas seulement pour voir l'image mais pour continuer à la travailler.
- Flanders Scientific XMP-310 moniteur de référence
- DaVinci Resolve Studio et sa console
- 80 To en RAID-6 Areca
- LTO-9 double lecteur
- Autonomie batteries et panneaux solaires
Le labo
Le tournage fini, les rushes ne sont pas en fin de course. Charbon Studio est un labo de post-production : conformation, étalonnage, titrage, masters et DCP. On peut prendre la suite, ou simplement livrer proprement au labo que la production a choisi. Préparation des éléments pour le montage, assistanat, sauvegardes longue durée : ça se décide au moment du devis, pas six mois plus tard.


Production verte
Un groupe électrogène en moins.
Le camion tourne en autonomie, sur batteries et panneaux solaires.
Ça fait une ligne de moins au bilan carbone du tournage, et de quoi renseigner les volets écologiques des dossiers, en France comme en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg.
L'équipe
Artistes et techniciens à la fois.

Bertrand Glosset
DIT et étalonneur, Bruxelles et Berlin
DIT et étalonneur des rushes sur Le Ciel rouge et Ondine de Christian Petzold, Mon crime de François Ozon, Vincent doit mourir de Stéphan Castang, Maldoror de Fabrice Du Welz, Dalloway de Yann Gozlan. Formé à la DFFB de Berlin. Cinq langues. Référent VHSS.

Michaël Cinquin
Post-production et outils, Liège et Bruxelles
Fondateur de Charbon Studio. Étalonnage, conformation, masters et DCP, et les outils qui vont avec.

Milan Evrard
DIT, Paris
DIT sur Le Deuxième Acte et L'Accident de piano de Quentin Dupieux, God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve, Zénithal de Jean-Baptiste Saurel.

Gwenvaël Bigi
DIT, chef opérateur et étalonneur, Bruxelles
Formé à l'INSAS. Directeur de la photographie sur Étincelles et I Am the Future, étalonneur sur Dans les ruches. Il vient de derrière la caméra, donc il sait ce que la direction photo demande, et pourquoi.

Audrick Mercier
DIT et monteur DI, Bruxelles
Conformation, gestion de la couleur, titrage, étalonnage. Il fait aussi le travail d'aval, donc il sait ce qui casse plus loin et pourquoi. Actuellement sur Hautefaye de Vincent Le Port.

Sky Müller
Outils et flux de travail, Berlin
Il développe les outils et les automatisations qui tiennent les gros volumes. Il a travaillé au son, à l'image et au montage, donc il connaît les quatre bouts de la chaîne.
Les films
Ce qu'on a fait, et sur quoi.















Parmi d'autres.
Contact
contact@lichen-color.euÉcrivez-nous, même si rien n'est encore fixé. Un DIT fait la différence dès la préparation.
Français, anglais, allemand sur le plateau.